lundi 5 mars 2012

COBAN GROTTES DE LA CANDELARIA

  Apres Antigua nous remontons au Nord  vers le Peten. Pour cela, une route acceptable au travers de la montagne nous amene jusqu 'a Coban en 5 heures.
 Coban rien de special, sinon une soiree dans " LE " restaurant du coin. Nous etions seuls dans une grande salle a manger, bien meublee avec un grand cierge sur notre table. presque un cierge Pascal.


 Le lendemain nous finissons de sortir des montagnes pour arriver dans la plaine tropicale du Peten.

 Nous nous payons deux jours de farniente et balade chez Daniel Durieux, speleologue qui a decouvert et topographié, en 1968, le reseau des grottes de la Candelaria.
 Il s'est installe la et a amenege un petit hotel de charme au milieu de plantes et de fleurs qu'il soigne particulierement bien.
Il a utilise entre autres, pour la deco,  les tissus des differents villages de montagne que nous avons visites




Il fait aussi des essais de culture de plantes pour extraire des huiles essentielles en cooperation avec les Mayas locaux afin d'essayer de les aider a diversifier leur production.
 C'est un personnage tres interessant et tres accueillant.

 En arrivant dans cette plaine nous avons ete surpris par le relief. Nous sommes dans une zone calcaire parsemée de monticules de 50 a 80m de haut. Le meme type de formation que la baie d'Halong , des rivieres souterraines effondrées et l'erosion de surface ont produit ces taupinieres geantes.






A quelques minutes de marche de l'hotel coule la riviere  du reseau des grottes de la Candelaria qui est plus souvent sous terre qu'en surface .


  La partie explorée de cette riviere fait plus de 20 km . Il est possible d'en visiter une partie avec l'aide d'un guide et de bouees, une ballade  de 4 heures qui nous a rappele quelques sejours sous terre dans les causses de Gramat
Les  galeries sont de dimensions impressionnantes et ont la particularite d' etre parfois eclairées par des trous au plafond ou sur le coté
 Ces grottes sont aussi un lieu sacre pour les mayas .Ils y celebrent encore des ceremonies.

 Une premiere partie de la visite se fait soit le long de la riviere soit dans des galeries seches. Puis on navigue sur  la riviere qui est un tiers du temps a l'air libre et deux tiers sous terre, installes dans une bouee. Les eaux etant relativement basses le courant est faible, il faut pedaler un peu . Un vrai regal l'eau etant a environ 24 degres







ANTIGUA



Antigua est l'ancienne capitale du Guatemala, elle a conserve son caractere espagnol, il n y a que des maisons basses toutes colorees  avec des grilles aux fenetres et souvent des patios fleuris . Elle se trouve dans une cuvette parfaitement plate entouree de montagnes et de volcans.. Toutes les rues sont pavees de galets mal ajustes. Aucune enseigne publicitaire ne vient rompre l'harmonie . Les enseignes des restaurants, des boutiques sont discretes et plaquees sur la facade










.

C'est une ville touristique qui reste tres agreable.Les rues sont animees par des musiciens, particulierement le dimanche quand les guatemalteques de la region viennent s'y promener; la capitale Guatemala city, grande metropole de 2800000 habitants,  n'est qu 'a 45 km.






















 La ville est parsemee d'anciennes eglises, couvents et monasteres , souvent a l' etat de ruines, qui datent du XVI eme et XVII siecle.Il y a plus d'une dizaine d' eglises et de monasteres a decouvrir, une bonne moitie pas mal abimes.

















Le Volcan Agua domine la ville et est visible de partout.











La plus grande partie du couvent des Capucinas     est en bon etat . Le cloitre, tres austere a des arcades massives . Les chambres des nonnes sont agencees en une structure cylindrique, chaque chambre donnant sur la cour interieure et pas d'ouverture vers l'exterieur, une vraie prison.

















                                                                                 Ici l'eglise de la Merced du XVIe siecle, sa facade aux decors de stuc blanc sur fond jaune  avec une profusion  de motifs, surtout des fruits.










  un lavoir public encore utilise
et un jacaranda en fleur










 Il fallait bien faire la balade au volcan Pacaya , puisqu il est encore en activite. Un peu decus  car une fois dans le cratere son activite se resume a quelques trous d'ou sort un peu de fumee. Ici Stephane et Sylvie que nous avons encore revu a Antigua  avec qui nous avons fait la balade. C'est la derniere de la serie puisque pour le moment nos chemins s'ecartent, nous remontons vers le nord et ils partent au Sud Ouest.




  Le monastere de Santo Domingo se revele etre une vrai merveille. Un Hotel hors categorie occupe une partie de l'interieur en utilisant les restes d'un cloitre, des fontaines et des patios multiples .....
 Plusieurs musees y sont aussi amenages dont un rassemblant des pieces pre colombiennes couplees avec des pieces modernes en verre, l'effet est superbe













 Autre particularite que nous avons vue aussi dans d'autres villes du Guatemala, l'acces a certains  magasins est tres  limite. Ce sont des anti " libres services"puisque c'est au travers d'une grille , ici un pharmacien, que le client est recu et servi !!! securite oblige on suppose

















mercredi 22 février 2012

LAC ATITLAN


 La gare de bus de Quetzaltenango est une vraie fourmillere : des bus colores klaxonant, et fumant, et en plus un marche  tout autour.

 Nous avons attendu une heure avant de partir pour le Lac Atitlan.  Et 5 mn avant le depart, une nouvelle fois, Sylvie et Stephane, les franco quebecois, croisent notre chemin et prennent le meme bus que nous.

 Le lac Atitlan occupe le cratere d un tres vieux volcan, 85000ans. Il fait 18km sur 8 et est lui meme entoure de volcans tous en sommeil et de montagnes aux pentes abruptes.
 Le niveau du lac depend directement des precipitations, puisqu'il n'a pas de deversoir. En 2010 lors du cyclone  Agatha,   son niveau est monte brusquement  et toutes les maisons  du bord se sont retrouvees dans l'eau et y sont toujours .
    Nous sommes a 1550m d altitude le climat  est juste parfait.








 En plus de Panajachel, 10500 habitants, une dizaine de villages se sont etablis auour du lac. Le moyen de communication entre les villages est la lancha a moteur aux horaires tres flexibles.Certains  comme San Pedro, ou nous nous sommes installes sont aussi accessibles par une route assez escarpee .

 Nous avons donc visite San Pedro, Santiago, Panajachel, San Juan . Les rues menant aux embarcaderes sont tres touristiques: boutiques, petits  hotels, restaurants, souvent tenus par des etrangers genre babacool qui semblent vivre  de pas grand chose. Quelques locaux aussi ont leur boutiques faites de bric et de broc. Le centre des villages, plus en hauteur, est plus authentique  avec encore de belles couleurs dans les habits.
 







Nous sommes ici chez les Tzutujiles, certains anciens portent encore  l habit traditionnel: les hommes  le pantalon blanc raye, les femmes, a Santiago,  un espece de turban confectionne avec une piece de tissu longue et etroite.



















 Le volcan San Pedro le matin de notre promenade a Santiago.
  Dans l eglise de Santiago toutes les statues sont curieusement  habillees d un tissu colore.Chaque groupe a son uniforme dont un  a rappele a Brigitte certain tablier d'internat...






Un jeune garcon nous a conduit  a Maximon, qui fait l' objet d'un culte esoterico-magico-chamanico-turistico-religieux . Il se trouve dans une maison particuliere a laquelle  on accede par une succession de petites ruelles. On paie l'entree (qui servira a acheter des cigares et de l'alcool a Maximom) et il y a un supplement pour la photo... L ambiance n est pas particulierement recueillie.certains boivent du coca en discutant affaires, d'autres allument des cierges.On se demande quelle est la part du folklore pour les touristes et celle de la devotion...












Nous avons fait la randonnee jusqu en haut du volcan San Pedro. Pour cela il est obligatoire d etre accompagne d un guide  il faut bien que le tourisme profite  a un maximum de locaux.





 La montee est assez raide et souvent amenagee avec des marches

 mais la vue sur le lac et les volcans est imprenable

 La vegetation couvre entierement le volcan dont la derniere erruption date de plus de 200 ans. Voila la fleur tres particuliere d'un grand arbre: son pistil est constitue de 5 tiges rappelent les doigts de la main ou les pattes d'une poule(pata de gallina).
 La premiere moitie de la montee se fait dans les cafeiiers dont les fruits rouges sont pour la plus part a maturite .
 Des paysans  recoltaient et  descendaient  le cafe jusqu a la route la plus proche A San pedro, ils sont proprietaires de leur parcelle.
 Les sacs une fois peses sont emportes par un camion a la cooperative du village.


 Avant de nous separer de Sylvie et Stephane nous avons squate la terrasse de leur hotel pour un appero improvise